Archives de
Catégorie : Pilotons

It’s not porn, it’s HBO !

It’s not porn, it’s HBO !

 

Nous voilà ! Cette semaine HBO nous a présenté son nouveau petit bébé : The Deuce.

Dans le New York des années 70, James Franco interprète des jumeaux doivent faire face à la mafia dans un contexte d’omniprésence de la prostitution et des débuts du porno.

Lue comme ceci, je trouve que l’histoire n’est pas vendeuse. Je me suis pourtant plongée dans ce pilote de presque 1h30 !

Avec un thème si original j’avais un peu peur du ton que pouvais avoir la série. On pouvait rapidement tomber dans les clichés sur les prostituées, chose facile à faire.

Au final, je trouve qu’on a un vrai questionnement sur ce sujet, sur la place des femmes, le marchandage des corps au final même de la misogynie dans la société. Parfaitement illustrer par le fait que certaines prostituées doivent leur protection à un homme en les payant bien entendu.

C’est à ce moment qu’on découvre qu’une certaine Candy est sa propre patronne, elle se gère seule, ne doit de compte à personne. Une femme indépendante.

Mais, ça ne plait pas aux « macs ». Malgré le fait qu’ils soient pleins aux as en exploitant le travail des prostituées, voir l’une d’entre elle passer entre les mailles du filet, c’est un exemple pour les autres. Un appel à une certaine libération. Si elle peut se débrouiller seule, pourquoi ses collègues ne pourraient pas faire de même ?

 

Bref, cet aspect est plutôt intéressant, j’espère voir les épisodes continuer dans ce sens. Ce premier épisode m’a beaucoup intriguée, j’ai hâte de découvrir les personnages et surtout de revoir James Franco dans ses deux rôles !

[PILOTE] American Horror Story, cette nouvelle saison politiquement effrayante

[PILOTE] American Horror Story, cette nouvelle saison politiquement effrayante

Cette semaine sortait la saison 7 d’American Horror Story tout simplement nommée Cult. 

Nous nous retrouvons donc dans une Amérique au lendemain des élections présidentielles et à la nomination de Donald Trump à la tête des Etats Unis.

Ce qui n’arrange pas les phobies de la personnage principale Ally (Sarah Paulson). En effet, Ally est une démocrate lesbienne, mariée et maman d’un petit garçon, en total adéquation avec les pensées du nouveau président n’est-ce pas?  Effrayée face aux clowns, au sang, aux républicains et aux trous, ses peurs et son anxiété devenue permanente déséquilibrent la stabilité du foyer familial. Malgré tout, pour ma part sur certaines scènes, on ne sait pas vraiment si elle perd la tête ou si les événements qui se produisent autour d’elle sont réels.

Parallèlement à cela, Evan Peters joue le rôle de Kai, un jeune adulte névrosé, pro-Trump et voulant terroriser l’Amérique. J’ai hâte d’en découvrir plus à son sujet, son personnage risque d’être très intéressant.

J’aime beaucoup le fait que cette saison nous entraîne dans des peurs « réelles » et pas des choses surnaturelles comme certaines précédentes.Avec Ça qui sortira courant septembre au cinéma, les clowns sont de sortie ! Pour American Horror Story, je ne trouvais pas tellement cela « recherché » comme idée, mais au final après visionnage du pilote, ça match, ça marche et ça fait peur. J’espère que les prochains épisodes nous plongeront encore plus dans la paranoïa d’Ally et que nous aurons d’autres clins d’œils aux anciennes saisons. (#TwistyLaTrouille).

 

Est ce que cette saison pourra détrôner la saison 2 Asylum dans mon cœur ?

 

[PILOTE] American Gods, j’ai foi en toi

[PILOTE] American Gods, j’ai foi en toi

Suivons Shadow Moon dans un périple aux Etats-Unis au côté du mystérieux Mr. Wednesday dans une guerre entre les anciens et les nouveaux dieux.

Etant une fan de mythologie, dès la lecture du synopsis et le visionnage du trailer, j’ai été conquise. Ne connaissant absolument pas le livre dont la série est l’adaptation, c’est avec une énorme curiosité que je me suis plongée dans le pilote. Je n’ai pas été déçue.

J’ai beaucoup de mal à écrire cet article parce que pour chaque épisode que je vois, je me retrouve avec encore plus de questions qu’au début.

Au début, on oscille entre la réalité et le fantastique, à la fin du premier épisode j’étais assez mitigée, ne sachant pas si j’aimais ou pas la série, je me suis accrochée au deuxième épisode qui a été décisif. Le scénario se met doucement en place, on suit quelques histoires parallèles qui sont toutes envoûtantes. On se prête rapidement au jeu de savoir qui est quel dieu. Les personnages sont entiers, vivants, Mr. Wednesday joué par Ian McShane est fabuleux. On retrouve avec plaisir aussi Ricky White (The 100) dans le rôle de Shadow.

Les épisodes sont tous pleins de surprises, on ne voit pas le temps passer. J’apprécie le fait que cette série commence à se profiler comme une espèce de critique de notre société moderne. En effet, les nouveaux dieux présents symbolisent Internet, les médias, la télévision…Ce dont les gens ont foi actuellement. Les anciens dieux s’éteignent lentement. Mr. Wednesday essaye de rallier à sa cause ces anciens dieux pour livre une guerre contre les nouveaux.

Je considère American Gods pour l’instant comme une série géniale, l’esthétisme, la musique, les acteurs, et surtout l’histoire dans laquelle on s’engouffre sont épatants. J’espère que les cinq prochains épisodes ne me décevront pas.

En France, la série est disponible sur Amazon Prime.

Je vous laisse avec le trailer si vous ne l’aviez pas encore vu.

[PILOTE] The Handmaid’s Tale, mon coup de coeur

[PILOTE] The Handmaid’s Tale, mon coup de coeur

Tiré du livre éponyme (ou La Servante Écarlate en français de Margaret Atwood), la série se passe dans un futur dystopique où la religion domine la société. Les femmes fertiles sont en voie de disparition, toutes les femmes sont alors divisées en trois classes : les Épouses, qui sont les femmes des dirigeants, les Marthas, qui entretiennent les maisons et enfin les Servantes qui servent à la reproduction. Nous suivons Offred, une servante, qui se remémore sa vie passée, essayant de ne pas sombrer dans la folie dans cet environnement fou.

Dès le premier épisode j’ai placé cette série dans les meilleures de 2017. Après 22/11/63 que j’avais adoré, Hulu nous offre The Handmaid’s Tale qui est un vrai bijou. Installé dans un décor chaotique, on se laisse happer par l’histoire d’Offred, qui a travers des flashs backs, nous montre comment la société petit à petit a sombré dans un régime totalitaire au conservatisme exacerbé.

En tant que femme, je suis vraiment touchée par cette série, cela nous renvoie à Trump et à ses idées anti-avortements par exemple, ou encore les pays où les droits des femmes n’existent pas (ou peu). Cela nous fait nous interroger sur la société actuelle, la série n’est peut être pas si dystopique que ça.

Outre cette réflexion sur le monde actuel, j’ai beaucoup aimé la réalisation de la série, l’esthétique générale est très bien pensée. On ressent très bien l’oppression mais aussi l’espoir qui se dégage des personnages. Mention spéciale à Samira Wiley que j’ai eu la surprise de voir, j’adore cette actrice, son rôle lui va tellement bien. (Il ressemble d’ailleurs à celui qu’elle tient dans Orange is the New Black).

L’histoire nous tient en haleine, j’ai vraiment hâte de voir la suite, je n’ai vu aucun défaut pour l’instant. Ou peut être le fait qu’il n’y ait que 10 épisodes…Je pense que je lirai le livre après la fin de la série pour pouvoir faire un comparatif comme j’ai pu le faire avec 22/11/63 de Stephen King.

D’ailleurs le livre a déjà été adapté mais au cinéma dans les années 90, réalisé par Volker Schlondorff